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Pratiques et perceptions quotidiennes de la nature à Singapour

future "City in Nature"

Dans l’une des métropoles les plus végétalisées au monde, de quelles manières les habitants investissent-ils la nature au quotidien ? Sur fond politique, analyse illustrée de Fabien Clavier, Yann Follain et Lou Marzloff.

Avant-propos

Quand partout dans le monde des acteurs publics, praticiens et citadins cherchent à définir les objectifs et les moyens de réintégrer la nature en milieu urbain, la si singulière Singapour est riche d’enseignements.
Singulière d’abord par son contexte géo-politique 1. La végétalisation est intimement liée à l’histoire et au développement urbain, économique et social du pays 2. Elle fait, depuis toujours, l’objet d’une politique de marketing territorial ambitieuse 3. Dès 1967, l’État projetait la ville en « Garden City » 4. Trente ans plus tard, le programme est poussé plus loin et renommé « A City in a Garden », puis en 2020, « A City in Nature ». L’objectif de déploiement de ce dernier programme s’étend sur dix ans 5 6 7. Singulière aussi par son contexte climatique : une métropole sur l’Équateur, chaude et humide, dans laquelle la végétation pousse (parfois trop) vite.
Singapour représente de fait une proposition inspirante pour toutes les villes au contexte tropical et pour nombre de villes du Sud 8. Ce cas soulève par ailleurs une question utile pour toutes les villes, quelle que soit leur latitude : comment le climat, les pratiques et les politiques urbaines liées à la nature sont-ils imbriqués ? Échanges à Singapour avec l’architecte Yann Follain et l’urbaniste Fabien Clavier, conduits et commentés par Lou Marzloff.

© Philippe Put

Culture du jardinage et du partage

« Les gens n’ont pas attendu la mode des « skyrise greeneries » 9 pour végétaliser eux-mêmes le bâti dans les parties communes des logements sociaux », entame Yann Follain. « C’est tellement ancré dans la culture locale que l’on ne se rend plus compte de la valeur de ces pratiques ».

Dans les immeubles résidentiels publics historiques de Singapour, de longs corridors desservent les appartements. Ouverts sur l’extérieur, ils ont été investis par les habitants comme des balcons partagés, notamment pour y cultiver des plantes. Il faut dire que le milieu y est favorable. La combinaison soleil, pluie, humidité, chaleur permet aux plantes d’être superbes toute l’année. Un climat qui nourrit aussi un sens particulier de l’esthétique du jardin, observé par Fabien Clavier. Peut-être ce sens a-t-il été aiguisé par la vision politique du père fondateur de Singapour, Lee Kwan Yew ? Surnommé « Chief Gardener » par les médias, il décrivait en 1965 son projet pour la jeune Cité-État ainsi : « a Clean and Green Garden city » 10, « with beautiful flowers and trees, and as tidy and lit as can be  » 11. La culture de la végétation incarnée au sommet d’un État patriarcal s’est diffusée. La végétation grass-root coexiste avec l’omniprésente végétation plantée et ordonnée dans l’espace public et les espaces verts.

Corridor dans un immeuble résidentiel public ©ProjectManhattan

Quant à la pratique du partage de l’espace, elle semble à la fois contrainte et choisie. 81 % de la population singapourienne vit dans des immeubles publics ; des intérieurs souvent petits qui n’ont que rarement des balcons individuels, rappelle Yann Follain. Dans les premières générations d’immeubles publics, le corridor commun devient donc rapidement l’extension de l’appartement : balcon planté, mais aussi espace de rangement et de décoration 12. Il « apporte une dimension intime à la vie en communauté », souligne une jeune habitante dans une tribune où elle déclare son amour pour ces corridors qui font partie du patrimoine singapourien 13.
Y avait-il une incitation consciente des concepteurs des logements sociaux à ce que ces espaces soient partagés ? Sûrement. Les logements sociaux, leurs larges parties communes et leurs équipements partagés constituent l’un des outils de cohésion historique d’un pays à la population originellement mixte 14. L’agence responsable des logements sociaux, le Housing Development Board, y soutient sans l’officialiser la pratique du jardinage dans les parties communes, tant que les plantes ne gênent pas le passage – comme dans un exemple cocasse, rapporté par le quotidien local The Straits Times, d’une résidente ayant transformé le corridor en une véritable petite jungle 15.

Un corridor végétalisé rapporté dans un article du quotidien “The Straits Times” ©Shintaro Tay

Mais les pratiques du jardinage et de l’espace partagé ne se cantonnent pas aux immeubles de logement social. Dans de nombreux quartiers résidentiels pavillonnaires, on observe des pratiques similaires. Sur les trottoirs des petites rues et dans les ruelles, le jardinage urbain fait légion : il y a là des bougainvillées, ici des plants de courgettes et d’aloe vera. Leur entretien est inscrit dans le quotidien des résidents, que l’on voit souvent oeuvrer, un sécateur à la main.
Des plantes en pot, parfois bien alignées, parfois agglutinées, parfois débordantes donnent un caractère organique aux rues manucurées de la ville. Les fleurs, superbes, inviteraient bien à la flânerie mais très vite, la chaleur accablante fait accélérer le pas des passants. À certains endroits, le passage pour les piétons devient compliqué, ailleurs, des panneaux signalétiques disparaissent sous les feuilles. Un petit chaos dans la cité organisée.

Bien que les maisons soient dotées de cours ou de jardin, l’espace public est investi.

Un trottoir “jardiné” dans une rue du quartier de Marine Parade © Lou Marzloff

On peut ici aussi faire l’hypothèse que le politique légitime ou du moins influence ces pratiques. Le slogan associé au programme « A City in a Garden » n’est autre que « Make Singapore our Garden ».

« Make Singapore our Garden » est un message fort destiné à ce que les Singapouriens deviennent ambassadeurs de la nature dans leur pays. Nombre d’entre eux semblent l’avoir particulièrement pris au mot en jardinant dans l’espace public.

Les jardins et potagers collectifs se multiplient aussi dans la ville. « Certains community garden ont des listes d’attente d’un à deux ans, juste pour avoir accès à une parcelle d’un mètre sur deux », note Yann Follain. Pour Fabien Clavier, considérant le peu d’espace disponible à Singapour, si cette pratique augmente et participe à la culture locale du jardinage urbain, elle ne pourra rester qu’une activité de niche, de loisir et pédagogique. À ce jour, les ambitions d’autonomie alimentaire du pays – produire 30% des besoins nutritionnels des habitants d’ici à 2030, semblent en effet tout miser sur les fermes urbaines verticales et aquacoles, faute de place 16. Certains, comme le jeune Singapourien Dylan Soh, imaginent tout de même que l’agriculture puisse se diffuser dans les foyers singapouriens. Il a conçu des structures hydroponiques miniatures dans un système, là encore, pensé pour s’adapter aux corridors partagés 17.

Demain peut-être, les deux approches - bottom-up et top-down, se retrouveront.

Au pied d’un immeuble de logement social, une parcelle de jardin partagé entre le “Park Connector” piéton et cyclable de Joo Chiat
et un terrain de gymnastique public ©Lou Marzloff

Pratique accrue des loisirs et regain d’intérêt pour la nature sauvage

« Singapour est aussi une ville dans laquelle les gens travaillent beaucoup. Il y a une pression importante pour réussir. Dans ce contexte, la nature est une échappatoire », continue Fabien Clavier. « Les Singapouriens peuvent passer la semaine dans des bureaux climatisés à vingt degrés mais pendant leur temps libre, le soir ou le week-end, beaucoup de familles profitent des parcs de la ville, sous des conditions de chaleur et d’humidité difficiles. La vie à l’extérieur fait partie du rythme de vie, c’est un aspect social majeur ».
De très nombreux terrains de jeux sont aménagés pour les enfants. La pratique du pique-nique est commune. Les loisirs sportifs se sont développés ces dernières années, particulièrement la marche, la course à pied et le vélo avec la création d’un réseau cyclable séparé de la rue. Des pratiques qui semblent s’être renforcées depuis le confinement de 2020 18. « Les voyages étant limités, les Singapouriens re-découvrent leur pays », explique Yann Follain.

Cyclistes et promeneurs dans le parc d’East Coast, sur la côte Sud-Est de l’île © nthony Munoz

Dans ce mouvement, l’intérêt des habitants pour la faune et la flore se renforce aussi, marquant un tournant dans les perceptions et les pratiques sur fond politique.

Rapide retour en arrière avec Yann Follain : « la terminologie était cruciale dans les projets « A Garden City » et « A City in a Garden» », note-t-il. « Un jardin, c’est créé par l’homme. Progressivement, dans les années 1970, 1980, 1990, on a coupé les gens de la nature sauvage » et de la nature agricole ; en même temps que l’on construisait des habitats végétalisés monitorés dans la trame moderniste de la ville. C’était l’époque du déploiement du projet de modernisation de Singapour, de la destruction de ses espaces agricoles et d’une tension montante entre la structuration de nouveaux modes de vie urbains « modernes » et une nature sauvage envahissante, parfois dangereuse et désorganisée.
Dans étude comparative 19 sur les souvenirs d’enfance de nature de Singapouriens nés avant 1960 d’une part, et entre 1989 et 1999 d’autre part, on lit que les premiers n’avaient pas conscience de leurs connaissances effectives de la nature, alors que celle-ci faisait partie intégrante de leur quotidien. Les seconds, au contraire, perçoivent les bénéfices de la nature, principalement comme un espace de loisirs séparé de la ville. Dans les parcs, progressivement, l’expérience de la nature est devenue très encadrée, expliquent Yann Follain et Fabien Clavier. Les loisirs se pratiquent en terrain balisé. La signalétique omniprésente dans les parcs surprendrait tout promeneur européen, indiquant ici une branche trop basse, là des escaliers à emprunter à ses risques et périls ou là qu’il est dangereux de nourrir les singes.

Au Jardin botanique, deux promeneuses étudiant les plantes. Au premier plan, un panneau « Notice » indiquant de faire attention à une branche basse. ©Lou Marzloff

Pour Yann Follain, l’annonce du programme « A City in Nature » constitue un double changement : la coïncidence entre une politique de réintroduction de la nature sauvage et l’envie des Singapouriens de « ré-apprendre la nature » équatoriale et de la « pratiquer eux-mêmes ».

Fabien Clavier poursuit : « il y a, dans ce programme, une reconnaissance plus consciente de l’importance de la biodiversité. Très peu de grandes métropoles jouissent d’une telle diversité. On peut réellement parler de cité dans la nature et le pays a réalisé que c’était un atout. « City in Nature » va maintenant devoir adresser le sujet du rapport entre l’homme et ces espèces sauvages : comment les préserver ? Comment cohabiter ? ». Dans la baie de Marina Bay Sands, près du centre-ville, il n’est plus étonnant de voir des habitants caresser des loutres sauvages, réintroduites par les pouvoirs publics. « Il y a, aussi, un intérêt croissant pour les expériences rendues possibles par la nature non-domestiquée », ajoute l’urbaniste. « Quelles expériences les parcs urbains peuvent-ils créer ? Comment cette nature peut-elle faire rêver ? Des questions qui visent à la fois à augmenter la qualité de vie des habitants et à continuer à nourrir une identité commune autour de la nature. »

Être dans la rue : températures régulées et illusion visuelle, pour toujours plus d’urbanisation ?

Ce renouvellement des pratiques, enfin, s’ancrent dans un paysage urbain où la végétation est omniprésente 20. Un travail mené par le gouvernement depuis soixante ans.

« À Singapour, on peut parler d’une infrastructure verte  », continue Fabien Clavier, «  la végétation dans l’espace public et les parcs est fabriquée, monitorée et extrêmement bien gérée ». Dans une ville où il fait en moyenne 30 degrés et 80% d’humidité, les plantes et les arbres sont mobilisés pour rendre les trajets quotidiens des habitants vivables. Au sol, la majeure partie des trottoirs de la ville est longée d’immenses arbres à pluie créant une canopée qui apporte de l’ombre et réduit la sensation de densité 21.

Un trottoir de Singapour, bordé d’arbres à pluie et de bougainvillées © Fabio Achilli

« À l’échelle de chaque quartier, il y a des programmes de réduction des îlots de chaleur par l’aménagement d’espaces verts et la circulation de l’air. Dans les nouvelles typologies de bâtiments, on trouve maintenant systématiquement des “sky gardens” et de plus en plus de façades végétalisées. La tendance que l’on appelle “dense and green” est en train de devenir la marque de fabrique de Singapour. Ces palmiers qui sortent de tours, ces murs végétaux, changent la perception de l’espace », détaille l’urbaniste.

Passage piéton planté dans le quartier de Tanjong Pagar. En fond, l’hôtel Oasia conçu par Woha, emblème des « skyrise greeneries » de la ville © Lou Marzloff

À chaque nouveau projet urbain, les coûts et les bénéfices de la destruction d’espaces verts au sol sont finement étudiés. Les promoteurs doivent automatiquement compenser la destruction de végétation au sol avec des plantations au sein des programmes. Une approche représentative du pragmatisme singapourien : ne pas perdre de verdure « nette », créer des effets d’optique pour limiter la sensation de densité urbaine et proposer des espaces verts au plus près des logements. Si la végétation croît au sol et sur le bâti 22 , l’urbanisation, elle, se poursuit aussi, toujours considérée comme une nécessité 23.

Or, « la nature dans la ville, c’est aussi protéger ce qu’il en reste, arrêter d’étendre la ville, densifier sans grignoter sur des zones vertes… », rappelle Yann Follain

« On n’a pas besoin de construire autant. Et c’est moi, qui suis architecte, qui vous dis ça ! », conclut le fondateur de WY-TO. Un message annonciateur pour le futur de la « City in Nature » ? Déjà, au moment de l’annonce du programme de plantation d’un million d’arbres sur l’île 24, certains Singapouriens, pourtant connus pour être relativement peu critiques de la politique gouvernementale, ont interpellé les agences responsables pour dénoncer la destruction d’espaces verts existants au profit d’un développement urbain continu associé à la replantation de nouveaux arbres 25.

La vulnérabilité de Singapour va sûrement, plus vite que dans d’autres métropoles, faire opérer au gouvernement des changements politiques profonds au fil de la structuration du « Green Plan » national dans lequel s’inscrit la future « City in Nature ». ll s’agira de repenser la préservation des écosystèmes naturels, localement et globalement, à l’échelle de tous les pans de l’économie, autant qu’à l’échelle des pratiques. Face à cet enjeu, la manière dont les Singapouriens investissent déjà les services écosystémiques par leurs pratiques quotidiennes constitue un capital précieux.


Pour citer cet article
Fabien Clavier, Yann Follain, Lou Marzloff, « Pratiques et perceptions quotidiennes de la nature à Singapour, future “City in Nature” », Revue Sur-Mesure [En ligne], 6| 2021, mis en ligne le 18/05/2021, URL : http://revuesurmesure.fr/issues/battre-aux-rythmes-de-la-ville/pratiques-et-perceptions-quotidiennes-de-la-nature-a-singapour

Notes


  1. Singapour est une jeune République, fondée en 1965. Pays en voie de développement dans les années 1960, Singapour est devenu en cinquante ans l’un des pays avec le pouvoir d’achat le plus haut au monde. Île-ville-État de 725.7 km2 en 2019 (contre 581.5 km2 en 1965 – la surface augmentant progressivement par extension sur la mer), c’est aussi le second plus grand port commercial au monde. La nation, construite à partir d’une certaine culture du vivre-ensemble d’une population fortement multi-ethnique (d’origine chinoise, malaise et indienne principalement) résumée par le motto One People, One Nation, One Singapore, est conduite par un régime politique décrit comme une « démocratie ferme et stable » dans un rapport sénatorial français (cf. « Mission effectuée en Malaisie et à Singapour afin d’étudier l’évolution des relations économiques et commerciales de ces pays avec la France ». Rapport d’information n° 248 (2000-2001) de M. Jean HUCHON et plusieurs de ses collègues, fait au nom de la commission des affaires économiques, déposé le 3 avril 2001. https://www.senat.fr/rap/r00-248/r00-248.html.)  

  2. G. Rowe, L. Hee, “A City in Blue and Green. The Singapore Story”, Springer Open, Singapore, 2019. 

  3. N.M. Gulsurd and C-S. Ooi, “Manufacturing Green Consensus. Urban Greenspace Governance in Singapore”, in Urban Forests, Trees, and Greenspace: A Political A Political Ecology Perspective, Edition: 1, Chapter: 6, pp.77 – 92, Routledge Taylor and Francis, 2015. 

  4. “Success story : Singapore’s transformation into a Garden City”, dans Tomorrow City, 12 janvier 2021. Lien consulté le 28 avril 2021. https://tomorrow.city/a/singapore-transformation-garden-city.  

  5. Cet article fait principalement référence à deux grands programmes nationaux : ceux liés aux jardins, aux jardins partagés, aux parcs et aux forêts, pilotés par le National Parks Board (NParks) et ceux liés à l’aménagement urbain, à l’architecture végétalisée et au paysage dans l’espace public urbanisé, pilotés par l’Urban Redevelopment Authority (URA). L’agriculture, hors jardins partagés, est pilotée par Singapore Food Agency (SFA). 

  6. Site internet des NParks, “News”, “NParks to work with the community to transform Singapore into a City in Nature”. Lien consulté le 28 avril 2021. https://www.nparks.gov.sg/news/2020/3/nparks-to-work-with-the-community-to-transform-singapore-into-a-city-in-nature

  7. “Singapore Green Plan 2030 to change the way people live, work, study and play”, dans The Straits Times, 10 février 2021. Lien consulté le 28 avril 2021. https://www.straitstimes.com/singapore/environment/singapore-green-plan-2030-to-change-the-way-people-live-work-study-and-play.  

  8. Yann Follain a été mobilisé dans le cadre d’une conférence à la Réunion sur le bâti bio-climatique pour partager sa double expertise des législations singapourienne et française, la seconde cherchant à trouver un cadre adapté à tous les climats français métropolitains et d’Outre-mer.  

  9. Terme usuel à Singapour pour décrire les immeubles de grande hauteur végétalisés avec des terrasses plantées ou des murs végétaux.  

  10. Site Internet des NParks, “Mission and History”. https://www.nparks.gov.sg/about-us/mission-and-history. Lien consulté le 28 avril 2021  

  11. “S’pore to become beautiful, clean city within three years”, dans The Straits Times, 12 mai 1967, Page 4. Archive consultée le 28 avril 2021. https://eresources.nlb.gov.sg/newspapers/Digitised/Article/straitstimes19670512-1.2.20 

  12. “Special memories from my HDB corridor”, dans The Straits Times, 2 avril 2017, https://www.straitstimes.com/singapore/special-memories-from-my-hdb-corridor. Lien consulté le 11 mai 2021.  

  13. 81 % de la population singapourienne vit dans des logements sociaux (appelés « HDB », pour Housing Development Board) construits par le gouvernement. Source : https://data.gov.sg/, 2018. Toutes catégories de logements confondues, 90% des Singapouriens sont propriétaires. Le design historique des HDB prévoyait des corridors partagés ; depuis les années 2000, notamment sur inflexion des habitants souhaitant avoir plus d’espaces privés, ces aménagements ont disparu. Source - https://www.straitstimes.com/singapore/housing/evolution-of-hdb-designs. Lien consulté le 11 mai 2021.  

  14. B. Weider di Mauro, “Building a Cohesive Society: The Case of Singapore’s Housing Policies”, Centre for International Governance, Policy Brief No. 128, avril 2018. https://www.cigionline.org/sites/default/files/documents/PB%20no.128web.pdf. Lien consulté le 11 mai 2021.  

  15. “Plant-loving neighbour causing obstruction and fire hazard with ‘jungle house’, say HDB residents” dans The Straits Times, 28 mai 2018.https://www.straitstimes.com/singapore/welcome-to-the-jungle-hdb-residents-say-plant-loving-neighbour-is-beyond-be-leaf. Article consulté le 4 mai 2021.  

  16. “Singapore sets 30% goal for home-grown food by 2030” dans The Straits Times, 8 mars 2019. https://www.straitstimes.com/singapore/spore-sets-30-goal-for-home-grown-food-by-2030. Lien consulté le 29 avril 2021.  

  17. “One Kind Block” est un projet entrepreneurial porté par Dylan Soh et soutenu par la Design Business Chamber of Singapour. Pour en savoir plus : https://designforgood.dbcsingapore.org/2020/04/25/one-kind-block/. Lien consulté le 10 mai 2021.  

  18. “Coronavirus: Popularity of cycling in Singapore gathers speed during circuit breaker”, dans The Straits Times, 1er juillet 2020. https://www.straitstimes.com/sport/coronavirus-popularity-of-cycling-in-singapore-gathers-speed-during-circuit-breaker. Lien consulté le 12 mai 2021 

  19. D.R. Richards, A. Law, C.S.Y. Tan, S.F.E.A.Shaikh, L.R. Carrasco, W.Jaung & R.R.Y. Oh, “Rapid urbanisation in Singapore causes a shift from local provisioning and regulating to cultural ecosystem services use”, in Ecosystem Services, Volume 46, décembre 2020. https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2212041620301352.  

  20. Une étude du MIT développée à partir d’une analyse des arbres plantés (hors parcs) via l’outil Street View montre que Singapour fait partie des villes les plus denses à l’indice « Green View Index » le plus haut - https://senseable.mit.edu/treepedia/cities/singapore. Lien consulté le 11 mai 2021. 

  21. “This City Aims to Be the World’s Greenest”, dans National Geographic, 1er mars 2017. https://www.nationalgeographic.com/environment/article/green-urban-landscape-cities-Singapore. Lien consulté le 28 avril 2021. 

  22. “More green spaces in high-rise buildings targeted for Singapore’s concrete jungle », dans The Straits Times, 9 novembre 2017. http://str.sg/4tB2. Lien consulté le 11 mai 2021.  

  23. “Enhanced LUSH to take urban greenery to new heights”, URA, “Media Releases”, 9 novembre 2017. https://www.ura.gov.sg/Corporate/Media-Room/Media-Releases/pr17-77. Lien consulté le 11 mai 2021. 

  24. “ScienceTalk: A million trees more for a City in Nature”, dans The Straits Times, 31 mars 2021, https://www.straitstimes.com/singapore/sciencetalk-a-million-trees-more-for-a-city-in-nature. Lien consulté le 11 mai 2021. 

  25. “Move to plant 1 million trees over next decade laudable, but how about those that were cleared in the first place?” dans Today Online, mars 2020.
    https://www.todayonline.com/voices/plant-1-million-trees-decade-nparks-environment-nature. Lien consulté le 11 mai 2021.