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Entretien

Les communes rurales au défi de la revitalisation

Pont-Aven, terre d’expérimentation au cœur du Finistère

Dans un contexte d’urgences sociale et climatique, de sobriété budgétaire et d’incertitude politique, Loukia Peneau et Geoffrey Yahya Vargas sont partis au cœur du Finistère pour comprendre ce que signifie « être maire d’une commune rurale aujourd’hui ». Entretien avec Christian Dautel, Maire de Pont-Aven (29).

Située au cœur de l’estuaire de l’Aven dans le sud du Finistère, la commune de Pont-Aven forme le dernier pont avant la mer. Connue en France pour ses galettes, à l’étranger pour ses peintures, la petite ville offre un paysage poétique composé d’une vallée, d’un port, de moulins et de chaos granitiques. Derrière l’esthétique de carte-postale se cache une ville populaire au passé ouvrier avec son port de pêches et ses conserveries. Si son histoire la rend atypique et non représentative des autres communes rurales, elle concentre pourtant des enjeux qui leur sont inéluctables. Un enjeu démographique, avec 46% de la population âgée plus de 65 ans, et des enjeux environnementaux liés à la rareté des ressources et l’objectif du zéro artificialisation nette. Au-delà de ces problématiques, le passé artistique de Pont-Aven l’immobilise dans une image de ville-musée qu’elle peine aujourd’hui à dépasser. Alors comment changer le visage d’une ville touristique en ville habitée tout en adoptant une trajectoire de sobriété ? C’est le défi que cherche à relever son Maire - Christian Dautel - depuis 2020.

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Monsieur Christian Dautel, vous étiez architecte hier, Maire d’une commune rurale aujourd’hui. Pouvez-vous présenter votre parcours professionnel et faire le lien avec votre vie politique ?

J’ai un parcours plutôt atypique. J’entame des études de philosophie interrompues par un long voyage, puis des études d’architecture. Après mon diplôme d’architecte, je m’engage dans des études en histoire de l’art avant de rejoindre l’Institut français d’architecture comme assistant dans le séminaire de Jean-Pierre Epron. J’ai d’abord enseigné aux Beaux-Arts de Brest, avant de devenir directeur des Beaux-Arts de Valence, de Quimper, d’Angers puis de l’Établissement public de coopération culturelle Tours-Angers-Le Mans, enfin directeur de L’école Nationale d’Architecture de Nantes durant neuf ans.
J’ai découvert Pont-Aven par hasard lorsque j’étais encore professeur. C’est ici que j’ai installé mon agence d’architecture dans une maison que j’ai loué pendant 15 ans. La ville m’a plu pour son rayonnement à l’international avec l’installation de 150 peintres venus du monde entier à partir de 1870. Une ville particulièrement marquée par l’influence du peintre impressionniste Paul Gauguin et par l’école de peintres qu’il y a créée. Pont-Aven est un village-monde. Partout où vous allez, la ville est connue, pour ses galettes ou ses peintures. Ce que j’apprécie surtout ce sont ses traditions bretonnes, ses danses, ses écrivains et ses personnages iconiques qui incarnent une liberté d’esprit.

Je suis devenu élu en 1995 par attachement à cette commune mais je n’avais pas prévu d’être maire un jour. Pour les élections municipales de 2020, on m’a demandé de constituer une liste et nous avons obtenu 54% des voix. Une victoire que j’explique par un besoin de changement des habitants après une longue période de politique traditionnelle et conservatrice sans l’ombre d’une dépense publique.

Quels sont les avantages de votre expérience d’architecte pour être Maire aujourd’hui ?

Ce sont des compétences essentielles pour un Maire, à qui l’on demande de gérer une ville. Nous sommes formés à l’écoute, à la participation, à la concertation, au pilotage de projet et à la prise de décision. Nous sommes pourtant très peu de Maire en France à avoir une carrière d’architecte.

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Pouvez-vous décrire votre quotidien ? Arrivez-vous à concilier vos vies personnelle et professionnelle ? A l’heure où le nombre de démissions d’élus locaux n’a jamais été aussi élevé : 2200 depuis 2020 soit près de 6%, comment ressentez-vous les difficultés et la pression liées au mandat local ?

La solitude du maire je la connais, elle me fait penser au poème Solo de Xavier Graal qui a vécu très longtemps à Pont-Aven. C’est vraiment quelque chose qui existe. Vous êtes tellement sollicité dans l’espace public que lorsque vous arrivez chez vous le soir vous ressentez le besoin d’être seul. De fait la vie sociale est difficile à maintenir. La vie privée aussi, notamment la vie de père ou mère de famille. Je peux donc comprendre la démission de beaucoup de maires. La charge mentale que nous portons est considérable. Me concernant j’ai plutôt l’habitude de supporter la pression grâce à mon expérience de directeur d’établissement d’enseignement supérieur et de recherche. Mais lorsque vous êtes élu d’une métropole, c’est plus facile de s’extraire. Dans une petite commune, c’est impossible de se rendre invisible. Mon bain de jouvence fut ma fonction de Vice-Président de la culture et de la communication à Concarneau Agglomération, qui m’a permis de m’extraire d’une échelle communale qui peut devenir très pesante. Et intellectuellement c’est passionnant. Je suis également membre du Conseil stratégique du CEREMA et Président de l’Office du Tourisme, des casquettes qui me demandent d’ailleurs de traiter les enjeux environnementaux.

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Quelles sont les caractéristiques de votre territoire et les enjeux qu’il traverse ?

Pont-Aven, c’est l’histoire de commerçants, d’ouvriers, de pêcheurs, de conserverie et de peintres. C’est une ville mosaïque aux identités multiples. Par son passé artistique, elle est aujourd’hui terre d’expérimentation culturelle, avec de nombreuses œuvres exposées dans les jardins et les équipements publics.

Sa vie économique est plutôt active, avec un bassin d’emploi qui se structure autour de l’hôtellerie et de la restauration, des métiers du bâtiment et d’une zone industrielle qui s’est redynamisée grâce à un prix du foncier devenu attractif pour les artisans.

Mais c’est un territoire qui mérite de regagner en attractivité car il est confronté, à l’instar d’autres petites communes françaises, à une mutation démographique lié au fort vieillissement de la population. Cela nécessite de mieux prendre soin de nos personnes âgées, mais aussi de réussir à dépasser notre image de ville touristique en attirant des familles et des jeunes actifs, indispensables à notre équilibre démographique. La ville est certes attractive pour les touristes et les retraités qui viennent ou reviennent profiter de ce cadre idyllique, mais elle l’est beaucoup moins pour les jeunes actifs.

L’autre problématique majeure que nous rencontrons est l’urgence climatique. La sécheresse vécue à l’été 2022 et les dégâts de la tempête Ciaran de novembre 2023 ont laissé des traumas importants. Il y a urgence à accélérer nos démarches d’adaptation et de transition écologique pour rester un territoire habitable.

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Face à la raréfaction des ressources en eau, en énergie et en foncier accélérés par ces aléas climatiques, comment votre territoire s’adapte-t-il ?

Nous avons fait de l’énergie un sujet prioritaire. Nous avons tout d’abord diminué la consommation de l’éclairage public de 60% en installant des LED et en faisant du délestage, ce qui consiste à ne plus éclairer en pleine nuit. Nous avons également diminué la consommation d’énergie des bâtiments publics dont les écoles en les réhabilitant. C’est aussi pour cela que nous déménageons l’Hôtel de ville dans un bâtiment plus petit et moins énergivore. Par ailleurs, nous prévoyons l’installation de panneaux photovoltaïques sur des structures fonctionnelles (terrains de boules, aires de stationnement, équipements publics) grâce à l’accompagnement du Fonds Vert de l’État, du syndicat d’électrification (SDEF) et d’opérateurs privés.

L’eau est une ressource qui devient rare depuis la grande sécheresse de 2022. Une région pluvieuse comme la Bretagne sera la plus menacée en ressource en eau. En réaction à cet aléa climatique et par nécessité de résilience, nous avons mis en place, via le Plan Climat Air Énergie Territorial (PCAET) de la Communauté d’Agglomération Concarneau-Cornouaille (CACC), des nourrices de récupération des eaux pluviales dans chaque bâtiment public. Nous l’imposons depuis peu aux particuliers, dans les jardins des maisons individuelles. Nous allons aussi, à l’échelle de l’agglomération, investir 60 millions d’euros pour rénover les canalisations, responsables de 20% des pertes d’eau potable. L’ensemble de ces actions découle du Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable 2023-2031 de la CACC. Aussi, le décret Zone à enjeux sanitaires (ZAES) déclaré par le Préfet oblige la mise en conformité des installations d’assainissement pour éviter les pollutions du bassin de l’Aven qui fournit la ressource en eau. Cette même ressource en eau est une des conditions de l’urbanisation. Les zones où la ressource en eau est absente ne sont désormais plus constructibles.

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Sur le plan foncier, avec l’objectif du Zéro Artificialisation Nette (ZAN) d’ici 2030, il nous incombe de mettre en place une économie du foncier et une logique de recyclage. Notre réserve foncière est plutôt faible mais nous avons hérité de deux sites pollués par les usines de conserveries qui représentent aujourd’hui de belles opportunités paysagères. L’une a été transformée en espace vert, la vallée de Pontic Malo, devenue refuge de la Ligue de protection des oiseaux. L’autre, de trois hectares, est encore en friche et deviendra à terme un nouveau quartier à mixité fonctionnelle. Cette friche, nommée la Belle Angèle, est un vrai levier pour continuer à construire du logement et faire la ville sur la ville sans artificialiser davantage les sols.

Comment avez-vous intégré ces enjeux environnementaux dans l’élaboration de vos documents d’urbanisme ?

A l’échelle de la Région, nous avons rédigé une stratégie de tourisme durable avec l’Office du Tourisme. A l’échelle de l’agglomération, nous avons établi un programme sur les questions de transition, le PCAET. Nous avons également révisé le Schéma de cohérence et d’orientation territoriale (SCOT) récemment, qui intègre des réglementations sur la gestion de l’eau et la ressource foncière. Dans le cadre du SCOT des fiches action donnent par ailleurs des modèles d’aménagement en termes de paysage et d’architecture. Ce document est très ambitieux avec un objectif strict de Zéro Artificialisation Nette, car nous n’avons pas réussi à établir de Plan local d'urbanisme intercommunal (PLUI).

L’agglomération est l’échelle parfaite pour traiter de ces enjeux environnementaux.

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Comment arrivez-vous à concilier les politiques d’urbanisme et les impératifs écologiques ? Comment concilier les besoins humains et le respect du vivant ?

Embarquer les habitants dans nos politiques publiques, c’est ce qu’il y a de plus compliqué. Nous prenons le soin de les concerter mais il est difficile de satisfaire tout le monde. Nous avons de la chance de posséder ce foncier avec la capacité de créer une réserve de 90 logements. C’est presque notre seule marge de manœuvre. Un autre levier consiste à inciter les particuliers à scinder leur parcelle en deux pour augmenter le nombre de terrains constructibles.

Vous avez également évoqué les enjeux de mutations démographiques. Quelle est votre stratégie pour (re)vitaliser le territoire ?

Pour y répondre, nous avons demandé à des étudiants en master d’architecture de réaliser un schéma stratégique et directeur, ce qui nous a conduit à créer plusieurs centralités dans la ville autour d’équipements publics :
• un pôle santé pour pallier au désert médical en attirant cinq praticiens et prendre soin de nos séniors,
• un pôle culturel, composé d’une salle municipale et d’une médiathèque mutualisée avec l’Office du Tourisme,
• un restaurant scolaire pour améliorer et agrandir les services scolaires, combiné à l’aménagement d’un chemin de liaison douce en pleine nature qui mène du centre-ville à l’école pour travailler une ville à hauteur d’enfant,
• un parc et un espace boisé, le Pontic Malo, issu de la reconversion d’une conserverie
• un quartier habité et renaturé en entrée de ville, issu de reconversion de la friche industrielle la Belle Angèle1.

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Lorsque l’on a écrit le projet de territoire de l’agglomération, j’ai tenu à ce que le premier chapitre soit consacré à la culture comme levier de développement, avec au programme :
• la création en 2020 de Cap Danse, un festival autour de la danse contemporaine car il en existe peu en France. Nous avons fait appel à Danse à tous les étages, qui est un Centre National de Danse Contemporaine itinérant en Bretagne et qui a l’habitude de travailler dans les territoires ruraux,
• la création de sept médiathèques dont une à Pont-Aven,
• la création du musée de Pont-Aven et du musée de la pèche à Concarneau,
• l’utilisation du 1% artistique pour exposer l’œuvre d’un artiste dans chacun de ces programmes.

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La reconversion de la friche la Belle Angèle semble être votre principal levier de revitalisation. En quoi ce programme répond à vos enjeux ? Ce foncier aura-t-il une valeur environnementale ?

Cette ancienne usine de conserverie de légumes et de poissons, située en entrée de ville et en plein cœur de la vallée de l’Aven, est effectivement concernée par un projet de transformation urbaine en quartier habité. Les principes clefs : faire avec l’existant, créer un lieu intégré et connecté à la ville, préserver la biodiversité, faire cohabiter des écosystèmes et apporter une qualité écologique aux sols.

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• Un hectare sera réservé à de l’habitat à destination de jeunes actifs, de familles, de touristes et de saisonniers, avec 40 lits en auberge de jeunesse, 30 logements sociaux et 30 en accession à prix abordable pour les jeunes couples (BRS),
• un hectare sera réservé à l’activité économique pour du productif, de l’artisanat, du bureau, des commerces et des équipements culturels,
• un hectare sera dépollué et renaturé pour créer des espaces verts, connectés entre eux par des promenades intérieures et reliés aux espaces paysagers extérieurs (l’Aven et le Bois d’Amour) pour consolider la trame verte.

Nous souhaitons faire de ce projet une terre d’expérimentation, par des nouveaux modes d’habitat innovants adaptés à l’environnement, avec la création de liaisons douces pour connecter ce nouveau quartier aux autres centralités, la création d’un relai de mobilités douces pour décarboner le dernier kilomètre jusqu’au centre-ville, la création d’une place publique pour accueillir des événements, ou encore l’ouverture d’une maison des projets pour informer et concerter les habitants tout au long du projet. La revitalisation de Pont-Aven ne doit pas se faire sans ses habitants, elle doit inclure ceux qui l’occupent.

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Comment une commune rurale arrive-t-elle à financer une opération d’une telle ampleur ?

La collectivité a effectivement très peu de capacité d’investissement. C’est majoritairement grâce à l’ingénierie et aux fonds de l’État que nous arrivons à porter ce projet urbain. Nous avons obtenu plus de 400 000 euros grâce au « Fonds friches » pour prendre en charge la démolition et le portage technique de l’opération. Cette démarche, nous l’avons engagée avec l’Établissement public foncier de Bretagne, qui a racheté l’ensemble de la friche en décembre 2021. En parallèle, le projet de reconversion de la friche la Belle Angèle nous a permis d’être lauréat du programme de l’État « Petite Ville de Demain ». Nous avons pu bénéficier d’une enveloppe pour financer des bureaux d'études et l’ouverture d’un poste de chef de projet aménagement directement employé par la Ville. Le CEREMA est également un acteur clef qui nous accompagne par la réalisation d’études sur les mobilités douces.

J’ai également tenu à proposer ce projet de reconversion au concours Europan 16, dont cette édition a pour thème les « Villes vivantes », pour croiser des visions innovantes et expérimentales de jeunes architectes et urbanistes. Pour cela, il a fallu trouver 70 000 euros pour s’inscrire au concours, pour lesquels nous avons pu compter sur la participation de la Préfecture, de l’Agence Nationale de la Cohésion des Territoires, du Département et de l’Agglomération.

Il ne vous a pas échappé que peu de projets Europan aboutissent par manque de moyens humains et financiers des collectivités pour concrétiser les projets. Avez-vous réussi à donner suite ?

Il n’est vraiment pas évident de convaincre les élus locaux de débloquer un tel budget. J’ai réussi à obtenir 30 000 euros pour faire travailler ensemble les trois équipes lauréates dans un atelier qu’ils ont appelé « l’atelier public de la Belle Angèle » afin de mener une opération de concertation citoyenne. Ils ont réussi à faire émerger les grandes orientations du projet et une gouvernance de gestion de projet, mais cela manquait de réflexion sur le montage juridique et opérationnel.

Il existe une vraie ambiguïté avec ce concours entre des missions d’AMO (assistance à maitrise d’ouvrage) et des missions de conception. Les équipes retenues ont adopté la casquette d’AMO mais avaient plutôt des compétences techniques de paysagistes et d’architectes. Pour aller plus loin, l’État, par le biais de l'ANCT nous a octroyé un budget pour une étude sur six mois réalisée par un bureau d’études, afin de nous apporter des orientations économiques et juridiques.

J’ai tout de même à cœur de refaire appel aux lauréats du concours Europan lors de la phase opérationnelle, en demandant au futur porteur lauréat de la concession d’aménagement de travailler en lien avec eux. Cette synergie me semble importante pour faire de la Belle Angèle un terrain d’expérimentation vers une nouvelle modernité, en créant de nouvelles symbioses entre nature et culture, préservation et innovation. Je suis persuadé que les territoires ruraux sont des territoires d’opportunité pour penser l’avenir.


  1. Avant d’être une conserverie, la « Belle Angèle » était le nom d’un modèle peint par Paul Gauguin, célèbre représentant de l’école de Pont-Aven. 

Pour citer cet article

Loukia Peneau et Geoffrey Yahya Vargas, « Les communes rurales au défi de la revitalisation », Revue Sur-Mesure [En ligne], mis en ligne le 06/02/2026, URL : https://www.revuesurmesure.fr/contributions/les-communes-rurales-au-defi-de-la-revitalisation-pont-aven-terre-d-experimentation-au-c-ur-du-finistere