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Ce qui reste après le lieu

le 24 rue Benjamin Delessert et les solidarités héritées

À l’heure où les tiers-lieux sont devenus un objet central des politiques publiques, leur institutionnalisation tend parfois à faire oublier ce qui constitue leur principale richesse : les relations sociales, les formes d’entraide et les solidarités locales qu’ils rendent possibles. À partir d’un retour d’expérience sur l’occupation éphémère d’un ancien commerce à Pantin entre 2018 et 2020, cet article propose de déplacer le regard. Plutôt que d’évaluer les tiers-lieux à l’aune de leur programmation ou de leur pérennité immobilière, il interroge les traces qu’ils laissent dans les territoires après leur disparition. En retraçant l’histoire du 24 rue Benjamin Delessert, il montre comment des arrangements informels, des usages partagés et des réseaux de voisinage peuvent constituer une ressource collective durable, souvent invisible aux outils classiques de l’action publique.

Ce que laisse un tiers-lieu ne réside pas uniquement dans ses murs mais dans les réseaux d’entraide, les alliances de voisinage et les formes de reconnaissance locale qu’il rend possibles. À l’heure où les politiques publiques sont invitées à accompagner la pérennisation des tiers-lieux1, nombre d’entre eux ferment leurs portes ou voient leur modèle de gestion remis en question. De ce paradoxe, une trajectoire se dessine : plutôt que de toujours chercher à concevoir le lieu idéal, étudions plutôt ce qu’il se passe après l’occupation temporaire ? Que laissent ces formes spontanées derrière elles ? Ces lignes proposent une prise de recul à travers l’analyse rétrospective de l’occupation d’un rez-de-chaussée à Pantin, dans la Seine-Saint-Denis en gentrification des années pré-Covid, entre 2018 et 2020. Une ouverture plutôt qu’une occupation, où la notion de tiers-lieu n'était qu’un néologisme parmi d’autres.

De la nécessité d’ethnographier les interstices

La rue Benjamin Delessert à Pantin a tout de la zone résidentielle du 932 : quelques pavillons en meulière, beaucoup de maisons d’ouvriers, une chaussée à sens unique et un alignement de platanes taillés. Elle relie la forêt de Romainville aux aménités du canal de l’Ourcq, ce qui en fait un lieu relativement fréquenté par les piétons. Si, pour Oldenburg3, la notion de tiers-lieu désigne un espace distinct du domicile et du travail, le n°24 de cette rue en est l’antinomie : il est l’assemblage des deux.

Porté et autofinancé par l'association et ses membres, sans financement public, le projet a renoué avec la destination première du lieu : un local commercial accessible au public.

Avant d’accueillir les activités de l’association Culturé, le rez-de-chaussée de l’immeuble du 24 rue Benjamin Delessert était le restaurant « Chez Hawa ». Ce restaurant a remplacé le « bar de Shérif », qui avait pris la place de la « salle de jeu d’Houssein ». L’occupation de ce rez-de-chaussée s’est construite de manière fortuite : les gérants de l’association ont d’abord emménagé dans l’ancien restaurant transformé en logement et y ont habité un peu plus d’un an, avant d’y domicilier l’association. Si le rideau de fer et la vitrine sur rue ont aidé, il a fallu quelques travaux pour permettre l’accueil du public : ouvrir la cuisine, mettre en place un comptoir, construire une scène, un coup de peinture et le tour était joué. Porté et autofinancé par l'association et ses membres, sans financement public, le projet a renoué avec la destination première du lieu : un local commercial accessible au public. Ainsi, l’ouverture du tiers-lieu n’était pas l’introduction d’un nouveau commerce mais la réactivation d’un usage.

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Plan indicatif

Si le lieu a rapidement condensé, dans 60 m², bar, concerts, expositions, librairie et ateliers, c’est l’agilité de sa communauté qui les a fait cohabiter. L'ethnographie permet ici de collecter ces formes fragiles d’interventions, plutôt que de les réduire à un manque de structure. Le 24 rue Benjamin Delessert offre ainsi un point d’observation à partir duquel comprendre ce que les tiers-lieux produisent avant de devenir des dispositifs de politique publique. Dans ces interstices, entre domicile et lieu public, apparaissent ce que l’anthropologue Anna Tsing4 nomme les « rencontres hétérogènes » : les arrangements, les reconnaissances mutuelles, les habitudes d’entraide et les liens de voisinage qui assemblés, font tenir le lieu.

Le fonctionnement d’un tiers-lieu ne se comprend pas depuis sa programmation affichée, mais depuis les arrangements matériels, réglementaires et relationnels qui le rendent possible.

Économie informelle au service de l’infrastructure relationnelle

L’ouverture du 24 ne repose pas sur un modèle mais sur une série d’ajustements. L’économie a d’abord été imposée par le cadre réglementaire : le flou juridique sur la destination du bien ayant joué en faveur du projet, la seule contrainte a été l’accord du propriétaire, un particulier habitant la commune. Classé comme vacant, habité dans les faits, le 24 occupait surtout un vide fonctionnel dans un quartier résidentiel sans espace de convivialité. De cet interstice naît la première alliance : l’association, uniquement dédiée au départ aux activités culturelles, met en œuvre un café associatif afin de s'acquitter de sa part de loyer. S'ensuit une série d’ajustements pour le faire tourner sans exclusion par le tarif : événements libres d’entrée, consommation au-dessous du prix du marché, alcool limité aux adhérents dans le cadre d’une buvette associative. Ainsi, en écho à Jean Daniélou5 qui rappelle que la fluidité apparente d’un système repose sur des « ajustements techniques », des « arrangements juridiques » et des « négociations politico-économiques », le fonctionnement d’un tiers-lieu ne se comprend pas depuis sa programmation affichée, mais depuis les arrangements matériels, réglementaires et relationnels qui le rendent possible. C’est cette économie de moyens qui a achevé d’ancrer le 24 dans son territoire : le quartier du Petit Pantin Avenir, entre le Quartier de l’Église, la Place de la Pointe et la ZAC du Port.

La reconnaissance locale n’était pas le résultat d’une politique, d’un label, ou d’une programmation spécifique mais d’une économie informelle, devenue infrastructure relationnelle.

Faute d’ingénierie ou de culture de l’appel à projets, la programmation s’est construite au gré des opportunités. Ce point est d’autant plus intéressant qu’il se situe dans une catégorie qui reste à nommer : le lieu n’est ni squat, ni équipement public, ni commerce ordinaire, mais un lieu privé, loué au prix du marché et traversé par des usages d’intérêt collectif6. En dehors de toute institutionnalisation, l’ancrage du lieu dans son territoire est renforcé par ceux qui y résident. Ainsi, à Pantin la reconnaissance locale n’était pas le résultat d’une politique, d’un label, ou d’une programmation spécifique mais d’une économie informelle, devenue infrastructure relationnelle.

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Après une année d’occupation et une soixantaine d'événements organisés, le 24 semblait établi. La brasserie Gallia fournissait en boisson et assurait la base du modèle économique, le bar permettant de régler la part associative d’un loyer divisé en trois avec les deux autres occupants du logement. Le reste de la carte comme de la programmation se complétait au gré des initiatives habitantes et d’autres associations. Mais ce modèle admet un effet rebond : la précarisation des artistes invités. Pour que le modèle tienne, le coût de la gratuité était déplacé vers le travail artistique non rémunéré. Ce que le lieu ne pouvait pas rémunérer, il l’offrait en plateforme de visibilité : visuels soignés, newsletters, scénographie, en reprenant les codes des institutions culturelles tout en maintenant une économie de subsistance.

Ce qui s’est constitué autour du lieu s'apparente à une géographie réticulaire : des ménages, des trajectoires, des métiers qui ne se seraient pas croisés autrement.

Là où Arnaud Idelon alerte sur le risque d’un devenir low cost des politiques culturelles7, l’expérience du 24 permet d’observer, à l’échelle du lieu, l’ambivalence de cette économie contrainte : elle rend l’ouverture possible mais repose sur des formes de travail gratuit et de précarité qui ne peuvent être converties telles quelles en modèle d’action publique.

Un réseau d’acteurs importe plus que le lieu

« Même la Skoda8 (la BAC) vous a validé. Vous avez passé la Haine au milieu de la rue, sans rien demander à personne, et ils se sont arrêtés, ils ont regardé et ils sont repartis ». Cette citation atteste que la convivialité du 24 ne s’est pas construite par la programmation du lieu mais par les usages et les reconnaissances qu’il suscitait. Elle s’est construite par les habitants, résidents ou de passage, des chauffeurs de la ligne 61 aux éboueurs de l’équipe du soir, des rappeurs et rappeuses assoiffés d’open mic aux gros bras de la BAC scrutant la vitrine depuis leur Skoda. C’est ce que confirment les études sur les tiers-lieux : la communauté des habitués prime sur la programmation9. La fréquentation l’attestait : le public, d’abord composé de jeunes adultes issus du réseau de l’association, s’est stabilisé autour d’un noyau local, tandis que les déplacements des usagers glissaient de Paris-Pantin vers des trajets de banlieue à banlieue.

Si la programmation ouverte agit comme un outil d’élargissement des publics, ce qui fait tenir les tiers-lieux est l’ensemble des relations d’usage qui s'y inscrivent et les formes de sociabilités qu’elles créent.

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Cour intérieure du 24

Ce qui s’est constitué autour du lieu s'apparente à une géographie réticulaire : des ménages, des trajectoires, des métiers qui ne se seraient pas croisés autrement et qui, petit à petit, ont tissé un réseau et fait territoire. Mais si les effets de ruissellement des tiers-lieux sont bien identifiés par les acteurs de la fabrique urbaine, une autre dimension échappe encore aux radars. Le rapport sur les Fabriques de territoire10 le cite sans l’identifier : si la programmation ouverte agit comme un outil d’élargissement des publics, ce qui fait tenir les tiers-lieux est l’ensemble des relations d’usage qui s'y inscrivent et les formes de sociabilités qu’elles créent. À l’heure où les politiques publiques de la ville se renouvellent, cette dimension reste absente des grilles d’évaluation.

La course aux financements fut donc lancée par les membres de l’association. Mais ce passage vers l’institutionnalisation ne reposait sur aucune évaluation de ce qui avait réellement fonctionné au 24.

Après un an et demi d’activité, fragilisé par la pandémie mais attirant toujours plus de publics, le 24 a fermé. Non pas par manque de moyens financiers, mais par manque de moyens humains. Le modèle, en pleine croissance, avait perdu de son accessibilité. L’intensification des rythmes et des activités a fragilisé le modèle basé sur le bénévolat, faisant porter une charge de travail trop importante aux bénévoles, en particulier ceux résidant sur place.

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La course aux financements fut donc lancée par les membres de l’association. Un permis de construire fut déposé sur la parcelle voisine : réhabilitation lourde, financements publics11, prêts bancaires, accréditation d’économie sociale et solidaire en vue sous fond d’emploi en insertion. Mais ce passage vers l’institutionnalisation ne reposait sur aucune évaluation de ce qui avait réellement fonctionné au 24. Il s’était calé sur les cahiers des charges des appels à projets : bilans de trésorerie, nombre d’adhérents, nombre d’événements. Quand le 24 avait produit un réseau, l’appel à projets demandait un programme.

Le second tiers-lieu n’a pas survécu à la complexité de l’ouverture d’un Établissement recevant du public en zone pavillonnaire. Mais le paradoxe qu’il relève subsiste : en voulant pérenniser ces espaces, la puissance publique peut neutraliser ce qui les rendait efficaces. Réaliser un appel à projets pour l’ouverture d’un tiers-lieu revient souvent à centrer le débat sur le programme sans en considérer les effets, au risque de standardiser les recettes : fablabs, cantines solidaires et coworking de tous types. Or, c’est précisément dans les espaces aux contours flous et peu rigides que se tissent des liens qui font tenir un territoire face aux crises.

Cartographier les solidarités comme enjeu de politique publique

Ainsi, que reste-t-il de ce lieu ? La pandémie de 2020 a mis à l’épreuve la nature de ce qui s’était constitué. Malgré les restrictions d’accueil du public, le lieu constituait un repère pour la communauté d’acteurs qui le fréquentait. Le groupe de messagerie né autour de la rue du 24 est devenu un réseau d’entraide. D’autres formes d’occupation de la rue ont émergé sous la forme d’une scène ouverte organisés mensuellement par les riverains. La pandémie l’a rendu visible : la robustesse d’un territoire ne tient pas seulement à ses dispositifs techniques, mais à son tissu de solidarités.

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Lieux de sociabilités

Aujourd’hui, la rue Benjamin Delessert est toujours une rue résidentielle. Elle fait toujours le lien entre la forêt de Romainville et la centralité du Canal. Un laboratoire de boulangerie occupe désormais le n°24, dont les vitrines ont été occultées. Les dark stores l’ont démontré : opacifier une vitrine n’est jamais anodin, c’est un repli. Mais avant cela, les gérants de l’association ont passé la main à une autre association qui a tenu le lieu pendant encore deux ans et qui occupe aujourd’hui le pavillon du parc des Guilands à Montreuil. Les artisans de la cour du n°24 ont toujours leurs ateliers. Les réseaux ont continué d’être tissés. Une locomotive est en place au bord du Canal et incarne ce que Bornéat12 décrit à l’échelle des politiques nationales : un ruissellement culturel qui ne ruisselle pas. Ce phénomène s’observe à l’échelle du quartier : la centralité du canal concentre les investissements sans irriguer les quartiers adjacents, excluant par les tarifs les résidents qui n’ont pas les moyens de s’y rendre.

Cartographier les interstices et leurs relations, c’est aussi réduire la distance qui sépare le tiers-lieu du centre social. C’est identifier collectivement ce qui fait ressource.

Intégrer aux démarches d’activation des rez-de-chaussée une cartographie des relations, nourrie par les rapports de pouvoirs qui les traversent13, c’est changer de boussole : rendre visible les réseaux d’entraide, et les ressources ignorées qui font vivre un quartier. Si, en 2023, seuls 27% des tiers-lieux déclaraient accueillir quotidiennement des ouvriers et 18% intervenir dans le champ social14, au service de quel projet de territoire répondent-ils vraiment ? Cartographier les interstices et leurs relations, c’est aussi réduire la distance qui sépare le tiers-lieu du centre social. C’est identifier collectivement ce qui fait ressource.

L’exposition Stock15 du Pavillon de l’Arsenal rappelle que stocker ne consiste pas seulement à accumuler, mais à préserver ce qui permet de tenir. À l’image des greniers collectifs qui conservaient des denrées tout en ménageant un espace de parole et de décision, les tiers-lieux pourraient être pensés comme des réserves relationnelles. Une telle ressource ne se décrète pas : elle se constitue, se gouverne et se représente collectivement. Les futurs porteurs de projet pourraient alors partir des interstices pour concevoir des espaces de sociabilité publique où les réponses aux crises pourront être formulées. Non comme des laboratoires de préfiguration, mais comme des refuges, déjà constitués, déjà habités.


Daniélou, J. (2024). Sortir du monde fossile. Les mutations d’une multinationale de l’énergie. Presses des Mines.
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Lefebvre, H. (1974). La production de l’espace. Anthropos.
Lefèvre, Q. (s. d.). Design relationnel — Collectif TAMA. https://quentinlefevre.com/projets/design-relationnel-collectif-tama/
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Oldenburg, R. (1999). The great good place: Cafés, coffee shops, bookstores, bars, hair salons, and other hangouts at the heart of a community (3rd ed.). Marlowe & Company.
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Simmel, G. (2013). Les grandes villes et la vie de l’esprit (J.-L. Vieillard-Baron, trad.). Payot & Rivages. (Œuvre originale publiée en 1903)
Tsing, A. L. (2015). The mushroom at the end of the world: On the possibility of life in capitalist ruins. Princeton University Press.
Zwer, N., & Rekacewicz, P. (2021). Cartographie radicale : Explorations. La Découverte.


  1. Agence nationale de la cohésion des territoires. (s. d.). Le soutien de l’État au développement des tiers-lieux sur les territoires, plateforme d’évaluation des politiques publiques. 

  2. Département de la Seine-Saint-Denis 

  3. Oldenburg, R. (1999). The great good place: Cafés, coffee shops, bookstores, bars, hair salons, and other hangouts at the heart of a community (3rd ed.). Marlowe & Company. 

  4. Tsing, A. L. (2015). The mushroom at the end of the world: On the possibility of life in capitalist ruins. Princeton University Press. 

  5. Daniélou, J. (2024). Sortir du monde fossile. Les mutations d’une multinationale de l’énergie. Presses des Mines. 

  6. Cette zone grise peut rappeler, sans s’y confondre, les débats ouverts à Naples autour des beni comuni, où certaines occupations ont fait l’objet d’une reconnaissance institutionnelle comme communs urbains. 

  7. Idelon, A. (2026, 20 mars). Symptômes profonds : les tiers-lieux comme révélateurs. AOC. 

  8. Véhicule banalisé de la Brigade Anti-Criminalité 

  9. Landon, A. (2022). Le tiers-lieu à l’épreuve de son succès : Vers la formation d’un compromis civico-marchand dans la fabrique de la ville en France. Participations, 33(2), 181–207 

  10. Rivat, E., Barcat, P., Titli, L., & Neybourger, P. (2024). Le soutien de l’État aux tiers-lieux sur les territoires : Recherche évaluative sur les enjeux, impacts et dilemmes des Fabriques de territoire. Synthèse. Agence nationale de la cohésion des territoires / Agence Phare. 

  11. Appel à projets Tiers lieux, Région Île-de-France, 2022 

  12. Bornéat, V. (2026). L'exclusion culturelle : Manifeste pour une riposte populaire. Éditions du Faubourg. 

  13. Zwer, N., & Rekacewicz, P. (2021). Cartographie radicale : Explorations. La Découverte. 

  14. France Tiers-Lieux. (2023). Panorama 2023 des tiers-lieux. Observatoire des tiers-lieux. 

  15. Pavillon de l’Arsenal. (2026). Stock [Exposition]. Pavillon de l’Arsenal. 

Pour citer cet article

Marvin Mayard, « Ce qui reste après le lieu », Revue Sur-Mesure [En ligne], mis en ligne le 03/06/2026, URL : https://www.revuesurmesure.fr/contributions/ce-qui-reste-apres-le-lieu