Depuis les années 1990 à Nantes, Jean-Marc Ayrault et son équipe ont fait de la culture un domaine privilégié de l’action municipale. La culture – et plus particulièrement l’évènementiel culturel – ont été à la fois un vecteur de conquête du pouvoir urbain et un moyen d’attirer l’attention sur la ville. Avant d’inscrire la culture dans un horizon de compétitivité dans les années 2000, deux « âges » de la politique culturelle l’ont précédé1. Le premier, lors de la décennie 1980, fut un espace de luttes dans le cadre d’un fort clivage politique entre la droite et la gauche, préambule d’une politique culturelle mobilisant les formes événementielles et itinérantes, notamment autour du spectacle vivant. Avec l’arrivée des socialistes à la mairie en 1989, le « deuxième âge » consista à fonder le récit « d’une ville hospitalière et en mouvement » (Masson et al., 2013) marquée par des esthétiques contemporaines (théâtre, spectacle vivant, musique…) dans une mise en scène de la cité savamment orchestrée et médiatisée. Cette politique s’est poursuivie en s’institutionnalisant et s’en ouvrant aux industries culturelles, à l’urbanisme transitoire et aux tiers-lieux, ainsi qu’au tourisme. C’est le résultat d’une trajectoire de la ville qui a été possible par la promotion de la culture portée par un ensemble d’acteurs politiques et culturels qui en ont été les agents actifs (maire, adjoints à la culture, directeurs des services culturels, directeurs d’équipements culturels…). L’article revient sur les trajectoires croisées de la ville et de ces acteurs, à l’intersection de la création, de l’action culturelle et de la décision politique.
Le développement d’un « Quartier de la création » puis l’affirmation de sa vocation touristique ont non seulement signé le redéploiement de la centralité nantaise, mais aussi l’interpénétration du développement urbain avec le secteur créatif et le tourisme.
Fabrique urbaine par la culture, fabrique culturelle par les acteurs
Nantes a beaucoup été examinée à l’aune d’un renouveau de son image dans les années 1990, et d’un développement progressivement adossé aux industries culturelles et créatives dans la décennie suivante. Ce cycle de politique urbaine - où le développement par la culture a porté les politiques publiques - a constitué Nantes comme un cas d’étude d’un modèle français de la ville créative (Ambrosino, Sagot-Duvauroux, 2023). Le développement d’un « Quartier de la création », sur l’ouest de l’île de Nantes, à partir du mitan des années 2000 (mêlant équipements culturels, médias, établissements d’enseignement supérieur, petites entreprises créatives et tiers-lieux), puis l’affirmation de sa vocation touristique avec l’installation des Machines de l’île en 2007, ont non seulement signé le redéploiement de la centralité nantaise, mais aussi l’interpénétration du développement urbain avec le secteur créatif et le tourisme. Les trois éditions de la biennale d’art contemporain Estuaire, de 2007 à 2012, ont prolongé cette porosité à une échelle géographique interurbaine embrassant Saint-Nazaire. Le Voyage à Nantes (Société publique locale inaugurée en 2011) est venu achever cette politique croisée du développement de la culture et du tourisme. Ces différents jalons, emblématiques d’un positionnement sur le registre de « ville créative », a une histoire. C’est le résultat d’une politique culturelle inscrite dans la longue durée. L’arrivée au pouvoir de Jean-Marc Ayrault en 1989 marque la mobilisation de la ressource culturelle comme référent d’un renouveau urbain sur fond d’une lente désindustrialisation – le transfert ou la fermeture des sites industriels Lefèvre-Utile et des chantiers Dubigeon dans les années 1980 – et d’un sentiment de concurrence interurbaine accrue dans la décennie suivante.
« Il y avait cette envie aussi, à cette époque, de sortir quand même du système Maison de la Culture très rigide, très fermé finalement » Jean Blaise
L’imbrication forte entre culture et projet politique local (Delavaud, 2007) est moins portée par un programme précis que par une ligne directrice – la culture comme outil de légitimation du projet politique – et un ensemble de choix réalisés chemin faisant, selon des contextes politiques et des configurations d’acteurs en présence. S’intéresser à ces acteurs permet de réaffirmer l’intentionnalité du projet politique et culturel dans le cadre de la montée en puissance des pouvoirs urbains locaux dans les années 1980-902. Les entretiens avec des acteurs de ce long cycle socialiste permettent de déplier la politique culturelle dans la durée3.
La culture : enjeu de lutte politique et vecteur de conquête du pouvoir (1982-1989)
Cette première séquence se déroule dans le contexte du « socialisme municipal » à la suite des élections de 1977 qui voient Nantes et certaines communes de l’agglomération passer à gauche, dont Saint-Herblain et son jeune maire, Jean-Marc Ayrault. A Nantes, le clivage politique se cristallise, pour partie, autour de la culture. Dans un premier temps, ce clivage se situe entre la ville (de gauche) et le département (classé à droite), la mairie décidant de créer sa propre Maison de la culture en s’affranchissant du Département (et recrutant Jean Blaise). Dans un second temps, cette bataille oppose la ville, passée à droite avec l’élection de Michel Chauty (RPR) en 1983, aux structures et acteurs culturels hérités du précédent mandat. Ainsi, la Maison de la culture de Nantes récemment créée est rapidement supprimée, de même que nombre de subventions à des associations culturelles et de compagnies de théâtre. La conséquence est une « prise en compte de l’accélération de la question culturelle », selon Jean-Marc Ayrault qui produit deux effets à court terme : d’une part, une mobilisation massive des acteurs culturels et, d’autre part, l’organisation d’une résistance qui se traduit par la création du Centre de Recherche pour le développement Culturel (CRDC), un outil original qui va permette une action culturelle intercommunale (avant l’heure) et itinérante, dirigée par Jean Blaise.
L’action culturelle est intercommunale parce qu’elle regroupe les communes socialistes ou de gauche de l’agglomération (Saint-Herblain, Rezé, Saint-Sébastien sur Loire) et au-delà (La Roche-sur-Yon, Saint-Nazaire), avec l’appui de Jack Lang (alors Ministre). Elle est itinérante parce que la programmation s’effectue sans lieu spécifique, dans les communes concernées : « on achète un camion, un gros camion. Et on tourne dans ces cinq villes. Là, on va faire du théâtre, là, on va faire une exposition dans le musée, là, on va faire… voilà... c'est-à-dire qu'on s'adapte à chacune des villes, à ses désirs, à ses envies aussi (…). Mais il y avait cette envie aussi, à cette époque, de sortir quand même du système Maison de la Culture très rigide, très fermé finalement, et très réservé à 7% de la population » (Jean Blaise).
La culture devient une composante importante de la campagne municipale de 1989.
Un des éléments de programmation dans le conventionnement entre le CRDC et le Ministère est la tenue d’un festival de théâtre, dans le parc municipal de la Gournerie, à Saint-Herblain. A partir de 1985, ce dernier va accueillir des troupes de spectacle vivant aux expressions contemporaines qui ne sont pas programmées à Nantes (Royal de Luxe et Zingaro, pour les plus connues). Si Nantes bénéficie alors d’un calendrier évènementiel comptant plusieurs festivals, la politique culturelle est assez largement orientée vers la culture légitime (le patrimoine, l’opéra…) et ne peut pas se comparer aux villes qui innovent dans ce domaine, telles Grenoble ou Strasbourg (Poirrier, 2002). De fait, le festival de la Gournerie esquisse les contours d’une politique municipale de la culture en partie adossée au champ du spectacle vivant et adressée à la « jeunesse », alors peu prise en compte par la municipalité nantaise. Le travail effectué par le CRDC, notamment à Saint-Herblain, renforce l’image de son maire et les orientations d’une politique culturelle future : « J’arrive dans la campagne [municipale de 1989] avec une réputation… Ce qui a été entrepris depuis 1977 jusqu’à 89, à Saint-Herblain et l’agglomération, le partenariat avec les autres communes, ça donne un climat, ça donne un ton, ça donne une idée de ce que l’on pourrait faire et amplifier à Nantes » (Jean-Marc Ayrault). La culture devient une composante importante de la campagne municipale de 1989. Le répertoire des orientations est large : actions et développement des équipements de proximité (on parlera plus tard de médiation), soutien aux compagnies locales, levier de transformation urbaine dans les nombreuses friches industrielles, appui aux musiques actuelles (avec les Transmusicales de Rennes comme référent positif). Mais la culture va être pilotée comme un outil politique (Pétré-Grenouilleau, 2008) : elle a pour objectif de contribuer à une dynamique de renaissance urbaine, par l’image et le rayonnement que de grands évènements culturels peuvent susciter.

Les horizons cosmopolitiques et médiatiques de l’événementiel culturel (1989-2001)
A la mairie, Jean-Marc Ayrault s’entoure de Yannick Guin, adjoint à la culture (universitaire, proche du mouvement syndical) et de Pierre Leenhardt (comédien de théâtre, ancien administrateur de compagnie) qui prend la direction nouvellement créée des affaires culturelles (qui étaient auparavant rattachées à la direction de l’éducation). Tous ont, peu ou prou, été acculturés aux batailles culturelles passées. La politique culturelle municipale s’appuie alors sur deux structures : cette Direction des affaires culturelles (qui gère aussi bien le patrimoine, l’opéra, les réseaux de bibliothèques…) et le CRDC qui fonctionne comme une Scène nationale (ce qu’elle n’est pas encore) au service d’une programmation événementielle de la ville, toujours sans lieu fixe, pilotée par Jean Blaise et son équipe. En quelques années, cette politique produit un ensemble de marqueurs, orchestrant les festivités : d’abord, le festival des Allumées, qui accueille les artistes de grandes villes portuaires (1990-1995) ; ensuite, l’installation de Royal de Luxe à Nantes en 1990 qui investit la ville par de grands spectacles de rue ; enfin Cargo 92, à savoir l’achat d’un cargo par la ville, dont la calle est transformée en rue intérieure et convoie divers artistes en Amérique du sud dans le cadre du cinquième centenaire de la célébration de la découverte de l’Amérique. L’horizon culturel véhiculé est cosmopolite, les lieux investis pour partie atypiques, et les esthétiques relativement neuves pour Nantes. Ces événements sont complétés par des grandes expositions temporaires du musée des Beaux-arts4.

Cette logique événementielle vise un double effet : mettre en scène la ville et la positionner sur la scène des villes qui comptent.
Cette logique événementielle vise un double effet : mettre en scène la ville (ou la « réveiller », expression qui est devenue un topos des discours locaux sur la culture), et la positionner sur la scène des villes qui comptent. La médiatisation devient le corolaire de cette politique (le CRDC s’appuyant sur une agence de communication et des campagnes de publicité) : « Les allumées en 89, à partir de 90, ça a été hyper communiqué au national, hyper communiqué. C'était très important pour la ville d'être communiquée au niveau national. Parce que... Quand je suis arrivé à Nantes... Nantes n'existait pas. La culture, c'était à Rennes. (…) Et à Nantes, rien. Rien du tout. Donc, il a fallu qu'on rattrape tout notre retard » (Jean Blaise). Dans ce contexte, dit succinctement, Jean Blaise (avec ses équipes) a le rôle d’acteur de la mise en scène de la cité (par exemple, la programmation des Allumées rend visible des lieux atypiques : friches, infrastructures urbaines…).
La culture sous sa forme événementielle est un puissant vecteur de communication du projet politique.
Pierre Leenhardt (dont le portefeuille des affaires culturelles est large) peut également engager des choix forts dans le champ de la création (Cargo 92, les spectacles de Royal de Luxe dans la ville…) au regard de sa position double (directeur de services et homme de théâtre) : « c'est justement parce qu'il y avait deux aspects et qu'il [Pierre Leenhardt] avait cette force-là. Il savait ce que c'était l'unicité de l'art, la puissance que pouvait avoir l'art, la création, l'écriture, sous toutes ses formes. (…) C'est justement parce que c'est des gens, des créateurs, que ça [cette politique culturelle] a fonctionné »5 (Pierre Oréfice). Les acteurs politiques, non sans frictions et débats, assument ces choix (en veillant à rappeler, dans les entretiens, les actions à vocation plus sociale, comme un pendant à l’hypertrophie événementielle). Surtout, la culture sous sa forme événementielle est un puissant vecteur de communication du projet politique : « les effets de ça [d’une politique urbaine] ne sont pas immédiats. Donc l'effet immédiat, ça a été en fait la culture » (Jean-Marc Ayrault). Cet agenda « culturel » s’est poursuivi mais en s’institutionnalisant et en se fixant aussi dans des lieux. La politique évènementielle du CRDC clôt sa programmation itinérante et s’installe dans l’ancienne biscuiterie LU qui devient une Scène nationale en 2000. De même, Pierre Oréfice quitte Royal de luxe en 1998 et donnera naissance aux Machines de l’île, avec François Delarozière, en 2007, assumant l’attraction touristique en cœur de ville.
Conclusion : l’âge de la raison (économico-touristique) et la fin d’un cycle (2000-2020) ?
L’horizon de compétitivité économique des industries culturelles et créatives, alliée à une mise en tourisme, finissent par poser les jalons d’une attractivité assez commune aux nombreuses villes anciennement industrialo-portuaires en Europe. En effet, les friches industrielles occupées de façon éphémère lors des éditions des Allumées font l’objet d’orientations culturelles structurantes dans l’ouest de l’île, avec une logique de cluster (campus des Arts, puis quartier de la création…). Le programme européen ECCE (Economic Cluster of Cultural Entreprises, 2005-2012) annonce les prémices du positionnement de « ville créative » en donnant à la culture des arguments économiques (Molho, Morteau, 2016). La biennale Estuaire (20007-2012) concrétise localement la place de la culture dans la commande publique6. Les Machines structurent la vocation touristique de l’île de Nantes, et le Voyage à Nantes orchestre les « festivités » dans une gouvernance articulant la culture, le patrimoine et le tourisme.
Cette transformation de l’événementiel culturel vers l’économie créative se réalise dans le temps long, en lien avec des transformations profondes, qui sont génériques aux villes industrielles ayant accompli leur tournant tertiaire.
Cette transformation de l’événementiel culturel vers l’économie créative se réalise dans le temps long, en lien avec des transformations profondes, qui sont génériques aux villes industrielles ayant accompli leur tournant tertiaire. L’ancienne ville ouvrière est progressivement devenue une ville de cadres et de professions intermédiaires7. Le cadre urbain est celui du tramway, d’espaces publics requalifiés, du réinvestissement des friches industrielles par les entreprises créatives au moyen de l’urbanisme transitoire (le Karting accueille des entreprises créatives, Chapidock les arts du cirque, Solilab’ des acteurs de l’économie sociale et solidaire…). Plusieurs volets sont l’objet de critiques : d’abord l’île de Nantes bétonnisée, et dont la programmation du quartier de la création illustrerait une sélectivité sociale et culturelle, voire un copinage entre acteurs urbains et culturels8. Ensuite, Le Voyage à Nantes (VAN) et ses campagnes de communication capteraient démesurément le budget alloué à la culture, marginalisant les « petits » acteurs. Enfin, et plus largement, la tension est posée entre les conditions d’habitabilité et cette logique d’attractivité (Ambrosino, Sagot-Duvauroux, 2023), concentrant les moyens sur certains lieux (l’île versus le reste du territoire), certaines structures (le VAN versus la myriade de petites structures de diffusion) et certains résidents (touristes versus locaux).
Charles Ambrosino, Dominique Sagot-Duvauroux, (2023), « Fin de cycle pour la ville créative ? » Observatoire des politiques culturelles [en ligne]
Laura Delavaud, (2007), « Espace politique/espace culturel : les intérêts d’une alliance. L’art contemporain à Nantes », Terrains et travaux, 2/n°13, pp. 136-148
Philippe Masson, Marie Cartier, Rémy Le Saout, Jean-Noël Retière, Marc Suteau (2013), Sociologie de Nantes, La découverte
Jérémie Molho, Hélène Morteau (2016), « Du cluster culturel à la scène ? Glissements sémantiques dans le cas nantais », L’observatoire, n°47, pp. 57-61
Olivier Pétré-Grenouilleau (2008), Nantes. Histoire et géographie contemporaine, Éditions Palantines
Philippe Poirrier (2002), Les politiques culturelles en France, La documentation française
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Sur l’idée d’« âge de la culture » à Nantes, voir Masson et al. (2013). ↩
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Les acteurs enquêtés sont : Jean-Marc Ayrault (maire de Nantes, 1989-2012), Yannick Guin (adjoint en charge de la culture et du patrimoine, 1989-2007), les directeurs du développement culturel de la Ville de Nantes qui ont été Pierre Leenhardt (†) (1989-1994) puis Jean-Louis Bonnin (1995-2006), les directeurs d’équipements culturels publics tels que Jean Blaise (directeur de différents équipements culturels à Nantes depuis 1982) et Pierre Oréfice (ancien administrateur de la compagnie Royal de Luxe puis des machines de l’île, 2007-2023), et la responsable Construction de la Samoa (Société en charge du développement urbain de l’île de Nantes), Virginie Barré. ↩
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Ce regard « par le haut » laisse délibérément de côté un nombre importants d‘acteurs, de lieux de diffusion et de formes culturelles. Par ailleurs, les données recueillies lors de ces entretiens présentent d’autres écueils : habitude à raconter son action et à l’adosser à quelques moments charnières, voire plaidoyer pro domo, personnalisation de la production urbaine et culturelle oublieuse des équipes et des « petits » acteurs, des contraintes du cadre réglementaire. ↩
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Certaines d’entre elles ont un retentissement national, notamment « L’avant-garde russe » en 1993, et « Nantes et le mouvement surréaliste » en 1993-94. ↩
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Après 5 ans de direction, il quittera ses fonctions en 1994. ↩
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Ce qui n’empêche pas le développement d’une politique de mécénat culturel et territorial dans les années 2010. ↩
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En 1975, les ouvriers représentaient encore 33% de la population active nantaise, le pourcentage n’est plus que de 17% en 1982 (Davault, 2004). Il faudra toutefois attendre la fermeture des chantiers navals Dubigeon en 1987 pour acter la fin de la présence industrielle au cœur de la ville. En 2022, le groupe « ouvrier » représentait 10,7% de la population active à Nantes (Insee), et 14,4% dans l’agglomération (contre 57% de « cadres et professions intellectuelles supérieurs » et de « professions intermédiaires »). ↩
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Entretien avec Virginie Barré (Samoa). ↩
