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Quand la culture fait ville

le cas U1 à Château-Thierry (2/2)

À Château-Thierry, les politiques urbaines et culturelles s’entrelacent pour redessiner les équilibres locaux. Entre valorisation du centre ancien, reconquête des berges et transformation de l’ancienne friche industrielle U1 en pôle culturel, la municipalité mise sur l’attractivité. Mais derrière cette stratégie se jouent des tensions persistantes : fragmentation des espaces, recompositions sociales, concurrence commerciale et risques de ségrégation. La culture, mobilisée comme levier de revitalisation et d’hospitalité urbaine, peut-elle concilier attractivité, cohésion sociale et ancrage local sans accentuer les fractures existantes ? Ce second article sur le cas U1 prolonge le cycle de publications "Transformer, une culture du tiers-lieu".

Les habitants de Château-Thierry, cette petite ville de l’Aisne se développant le long de la vallée de la Marne (entre Paris et Reims), apprécient particulièrement le centre-ville et ses monuments, ainsi que les bords de Marne et l’île (où se situe la pépinière culturelle U1). Ils considèrent leur lieu de vie comme un territoire rural (« calme », « provincial », « naturel », etc.), mais dynamique (en comparaison des communes avoisinantes). La Marne est une ressource davantage mise en avant par les habitants que le champagne, notamment pour des pratiques ludiques et en tant qu’espace végétalisé. La situation de la ville, à proximité de Paris, constitue à la fois un atout majeur pour l’accès à la propriété tout en travaillant à Paris, et un inconvénient du fait du rayonnement de la métropole (bassin d’emplois francilien, sorties festives et culturelles parisiennes, commerces franciliens, etc.).

La Marne, bien qu’appréciée, constitue une sorte de frontière mentale dans la pratique de la ville, certains habitants ne traversant l’île que pour rejoindre le quartier de gare, et fréquentant les commerces d’une rive ou de l’autre. Une frontière importante subsiste également avec les territoires de proximité (l’autoroute A4 et la voie ferrée constituent de véritables objets de fragmentation) et entre la ville basse (le cœur de ville) et la ville haute (les Blanchards, où les habitants ont fait part d’un sentiment d’exclusion). La municipalité a pour autant choisi d’y implanter des infrastructures culturelles et la communauté d’agglomération a lancé le dispositif 100 % Éducation Artistique et Culturelle afin que tous les jeunes aillent au moins une fois par an dans un établissement artistique. Des rénovations urbaines y sont effectuées avec le développement de pôles relais de services, telle l’implantation de la Maison de santé et du Palais des rencontres (une salle de spectacles - dont la programmation est assurée par l’équipe de la Biscuiterie - qui s’accompagne d’une antenne de la médiathèque et d’un centre social).

La pépinière U1 constitue un instrument de revitalisation de l'île et de la ville. Elle est au cœur des principales opérations de reconfiguration urbaine de Château-Thierry pour « faire ville », le quartier de l’île étant en relation directe avec deux autres projets majeurs :
La revitalisation du centre-ville qui s’appuie sur le patrimoine architectural et culturel municipal particulièrement riche, mais peu mis en valeur.
L’aménagement du quartier de gare (une entrée de ville très minérale et dédiée à la circulation motorisée), où la communauté d'agglomération s’oriente vers un projet de développement mixte pour limiter la dispersion de l’habitat et des activités, et répondre aux besoins des CSP+ qui s’installeront dans un autre quartier plus calme et végétalisé. Un espace dédié aux start-ups et au coworking est pensé au sein des locaux de la communauté d’agglomération pour attirer des cadres, ce qui était l’option prévue initialement pour transformer U1.

Un renouveau urbain à partir de la pépinière U1

Pour attirer des classes sociales plus aisées et permettre un développement économique local, la municipalité mise sur l’attractivité culturelle, en lien à d’autres politiques publiques (habitat, commerces, etc.). Les services municipaux et élus ont su obtenir des subventions importantes pour porter cette politique de revitalisation.

La préservation du cadre de vie passe par la préservation des espaces naturels (le parc Saint Joseph sur l’île est considéré comme un véritable poumon vert) et la qualité du paysage urbain (intégration paysagère des constructions, maîtrise des gabarits, prise en compte du patrimoine…). Ainsi, les zones à urbaniser sont reclassées pour partie en tant que zones naturelles, les continuités urbaines et le bâti compact sont favorisés. La municipalité développe le tourisme vert et fluvial (escale pour des bateaux de croisière d’une clientèle à hauts revenus) et facilite la reconquête des berges avec l’aménagement du chemin de halage dans le cadre du projet départemental de vélo-route voie verte.

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Les bords de Marne au cœur de Château-Thierry (avant réaménagement), L. Bonnel, 2019

La stratégie actuelle est d’utiliser : « la pression démographique et foncière pour permettre la rénovation du cœur de ville et d’aménager aussi des îlots qui [...] sont en cœur de ville, ce qui évite aux personnes pour se rendre à la gare de prendre la voiture, mais ce qui évite également de prendre la voiture pour se rendre aux diverses activités de centre-ville », selon la municipalité. En termes de logements, l’enjeu est de rénover le bâti ancien et dégradé. Un quart des résidences ont été construites avant 1919 (25,4 %) et la majorité entre 1946 et 1990 (46,2 %). Le taux de vacance est de 20 % (11 % à l’échelle du département), principalement dans l’hypercentre historique. La résorption de l’habitat insalubre est une politique globale menée, depuis 2016, au titre de l’Agence nationale de l’habitat avec la mise en place des dispositifs RHI (mise en péril des immeubles insalubres puis reconstruction) et THIRORI (mise en péril puis réhabilitation ou reconstruction).

Des aides sont attribuées aux propriétaires pour une centaine de logements et des îlots sont achetés et rénovés par la Ville via la SEDA (aménageur) avant revente. L’îlot 9 (à proximité de U1) est repensé, dans le cadre du projet « Réinventons nos cœurs de ville », à travers un projet de réhabilitation qui permet de se confronter au risque inondation sur l’île. Il révèle un enjeu de couture urbaine avec la proximité de la Marne à valoriser et de la place Victor Hugo bordant des établissements scolaires. La municipalité souhaite y développer du logement adapté aux classes moyennes, aisées et aux seniors, tout en améliorant le confort piéton en cœur d’îlot.

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Un exemple de l’habitat dégradé sur l’île de Château-Thierry, L. Bonnel, 2019

En termes de commerces, l’enjeu est de lutter contre la vacance. Château-Thierry est constituée de trois pôles en complémentarité-concurrence (90 commerces dans la Grande Rue, 80 commerces sur l'île rue Carnot, 60 commerces d'envergure dans la zone d’activités de l'Europe). La rue Carnot s’est développée dans l’après-guerre et les commerces se sont adaptés à une clientèle se déplaçant en automobile car résidant à la périphérie de Château-Thierry. Mais le type de commerce est, pour les habitants, trop tourné autour de la restauration rapide et de services financiers au détriment des commerces de bouche, de boutiques de vêtements et de chaussures (dont destinées à la jeunesse qui fait ses achats à Reims ou Paris) et de l’artisanat.

L’ensemble de ces transformations vise un regain démographique avec une catégorie de population aisée. Mais attirer de nouveaux habitants implique de se confronter à l’enjeu d’intégration sociale.

Dans la Grande Rue, la structure médiévale impose des surfaces commerciales peu volumineuses, ce qui nuit à l’installation de grandes enseignes, en sus du prix du loyer considéré comme élevé par l’association de commerçants. Une politique de revitalisation est menée via l’Action cœur de ville (financement FISAC géré par la Préfecture, 2019) (boutiques éphémères, etc.). La Maison du projet cœur de ville se situe d’ailleurs dans un bâtiment rénové de la Grande Rue. L’association des commerçants met en place des stratégies pour éviter la fuite des clients vers Internet (livraisons en ligne) ou la grande distribution (développement d’une offre pointue, fidélisation via une carte spécifique, création d’animations, etc.). Elle a renoué le dialogue avec le centre commercial Leclerc afin qu’il constitue une véritable locomotive au niveau global. Le taux de mitage est ainsi passé de 12 % en 2014 à 31 % en 2017.

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La rue commerçante rue du Général de Gaulle, dans le prolongement de la rue Carnot, L. Bonnel, 2019

Sur l’île, les espaces publics ne semblent pas optimaux selon les habitants. Ils souhaitent pouvoir occuper l’espace public, avec des assises et du mobilier urbain moins dégradé, davantage d’arbres, des jeux et fontaines d’eau potable, et une attention portée aux aménagements piétonniers (sans utiliser de potelets). Au sein de la pépinière U1, les acteurs culturels souhaitent l’installation d’un espace de convivialité, tel un café, pour favoriser l’occupation de l’espace extérieur. Les quelques mobiliers en bois disposés dans la cour, en sus de la give box, ne constituent pas des aménités suffisantes à cet effet. De fait, la principale difficulté à Château-Thierry réside dans la circulation automobile et des camions (pour trois quarts des habitants interrogés), alors que la circulation piétonne ou douce est fluide (pour la moitié d’entre eux). La traversée de la ville passe par l'île (la rue Carnot) - cadrée par deux ponts constituant des goulots d’étranglement.

La construction d’une passerelle reliant U1 et le centre-ville est à l’étude pour désengorger les flux. La rénovation des espaces publics est plus globalement facilitée par l’Action cœur de ville (rue du château, place de l’hôtel de ville, rue du Général de Gaulle, place du Maréchal Leclerc, etc.), ce qui pose des conflits avec les commerçants et des habitants indiquant la nécessité d’un stationnement au pied des commerces de la rue Carnot (à l’inverse des commerces situés dans la Grande rue qui bénéficient de la piétonisation). La municipalité tente également de trouver le juste équilibre entre piétons, cyclistes et automobilistes (à partir d’expérimentations) : dès qu’une opération de voirie est lancée, elle se pose la question des pistes cyclables, avec la difficulté de l’étroitesse des rues en cœur de ville amenant à développer des espaces partagés. Or, ce type d’espace ne fait pas culturellement partie des habitudes des Castels ; la circulation cycliste y est perçue comme dangereuse.

L’ensemble de ces transformations vise un regain démographique avec une catégorie de population aisée. Mais attirer de nouveaux habitants implique de se confronter à l’enjeu d’intégration sociale, l’angoisse sous-jacente étant de devenir une « ville-dortoir » et d’accueillir des populations financièrement vulnérables. Pour gérer ce rapport à l’altérité, les structures culturelles invitent à la rencontre avec l’autre et au combat contre les extrémismes. La direction de l’Échangeur CDCN indique que : « L'étranger, ça peut être l'agglo’ d'à côté, l'habitant de la région parisienne, comme ça peut être la personne qui vient d'un pays du Sud et qui demande l'asile. […] c'est ça aussi, inviter des artistes de l'étranger, comprendre une autre culture, une autre musique, une autre façon de danser, de parler, simplement parfois une autre couleur de peau ».

La culture devient une clé de voûte pour travailler l’hospitalité urbaine à travers l’aménagement urbain et le lien social.

Par conséquent, la diversité et multiplicité de l’offre culturelle à Château-Thierry constitue une véritable opportunité pour l’animation de la ville (festivals, activités ludiques, sportives et culturelles, etc.), mais aussi pour son attractivité à une échelle plus large. Il s’agit d’encourager à une vie urbaine au centre-ville et de proposer une offre adaptée à une nouvelle population plus aisée. Les acteurs culturels de U1 invitent l’ailleurs à investir leurs locaux et rencontrer les résidents, mais ils opèrent aussi un déplacement hors-les-murs pour apporter la culture au plus près des habitants déjà présents en ville et plus vulnérables financièrement. La municipalité suit cet impératif, à la fois en implantant des infrastructures culturelles dans des quartiers périphériques et en mettant en place une politique d’accès facilité à la culture pour les plus jeunes habitants notamment. La culture devient une clé de voûte pour travailler l’hospitalité urbaine à travers l’aménagement urbain et le lien social.

Du parking à l’Agora, revisiter le concept de ‘classe créative’

Cette transformation urbaine est promue à travers de bonnes intentions (tel le fait de re-créer du lien social). Les lieux fabriqués sont ouverts et accessibles à toutes et tous, du fait de l’implication des acteurs culturels. Mais l’articulation entre cette politique culturelle et le développement urbain pose des enjeux en termes de spéculation foncière et d'intégration urbaine. Les coutures urbaines entre le site U1 et son environnement urbain sont à repenser, dont les liens avec la Marne et le reste de l’île. Des enjeux en termes d’intégration sociale se posent, ainsi que de gouvernance pour un projet socio-culturel commun.

La raison principale d’arrivée des talents dans un territoire est liée à l’emploi, les facteurs soft ayant moins d’impact.

Les politiques publiques visant à attirer des investisseurs et dits talents (Florida, 2002) constituent un objectif par rapport auquel un recul critique s’avère nécessaire. L’instrumentalisation de la culture pour attirer des classes sociales supérieures et favoriser la mixité sociale interroge. Comprendre la validité de l’opinion publique (qui participe à ces transformations socio-urbaines et comment), ainsi que mesurer le pouvoir des citoyens face aux pouvoirs publics (l’influence), sont deux conditions pour « faire ville » (Fraser, 2001). Selon Levine (2004), la raison principale d’arrivée des talents dans un territoire est liée à l’emploi, les facteurs soft ayant moins d’impact (proximité de la nature, taille de la ville, hospitalité, diversité des équipements ludiques). Le plus important n’est pas, pour les talents, de comparer les aménités entre elles pour sélectionner une ville, mais de rester à proximité de leurs réseaux d’appartenance (famille, pairs, etc.) donc de villes où ils ont déjà vécu.

Il importe, en ce sens, de tenir compte des modes d’accession aux logements, des mobilités résidentielles, des modes de vie et manières d’habiter, des valeurs au sein du groupe social. La diversification sociale peut passer par le fait de retenir les talents, au lieu d’attirer la « classe créative ». Cela suppose d’améliorer les aménités urbaines (transports, santé, culture, aménagement urbain, etc.), mais aussi d’accompagner la trajectoire socio-professionnelle des habitants et de permettre le développement d’un vivre ensemble. Ce type de politique bénéficie à l’ensemble des habitants. Il en est ainsi de l’enseignement supérieur et de la recherche qui mobilise les meilleurs talents, compétences et ressources. Or, la municipalité de Château-Thierry ne semble pas miser sur cette dimension, n’ayant pas de structures d’enseignement supérieur (hormis quelques classes de BTS et un CFA), de laboratoires de recherche ou d’industries liées à l’innovation. La ville ne génère pas et ne retient pas les talents qui vont s’installer principalement à Paris.

Par ailleurs, habiter à proximité n’est pas un gage de lien entre diverses classes sociales (Jaillet-Roman, 2005). En France, la question de la « mixité sociale », devenue un mot d’ordre de l’action publique, arriva progressivement chez les élus - souvent communistes - qui ne souhaitaient pas « ghettoïser » leur commune. La mise en place de la loi relative à la Solidarité et au Renouvellement Urbain (2000) formalisa cette demande avec l’obligation pour les communes urbaines de disposer d’un minimum de 20 % à 25 % de logements sociaux (un tiers le sont à Château-Thierry). Elle apparaît comme la réponse urbaine aux maux sociaux. Mais ces politiques publiques ont, au contraire, conduit à des formes d’exclusion, à la défection de l’État social et au déplacement du problème de la précarisation, en concentrant les plus pauvres ou les plus fragilisés.

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La fête Jean de la Fontaine se prolonge dans les rues du centre jusque tard dans la nuit et rassemble la diversité des habitants, L. Bonnel, 2019

À Château-Thierry, les logiques de ségrégation socio-spatiale se renforcent entre le bas de la ville (dont l’habitat dégradé permettait de loger des ménages aux revenus modestes qui ne pourront plus y avoir accès du fait de la revalorisation foncière) et le haut de la ville (concentrant déjà les logements sociaux et lotissements des Franciliens moins aisés venus s’installer). Or, les « créatifs » ont tendance à préférer les banlieues résidentielles du fait de l’espace offert (Levine, 2004), par rapport aux centres-villes où se concentrent les efforts de la municipalité actuelle. Finalement, la politique d’attractivité locale se dirige vers les mieux nantis, face à des situations sociales d’urgence insuffisamment prises en compte. L’enjeu est de ne pas oublier les administrés résidant déjà dans la ville, tout en évitant des phénomènes d’entre soi socio-culturels ou de transformations socio-urbaines (embourgeoisement, gentrification, etc.) qui nuiraient aux plus vulnérables.

Le monde culturel pourrait se saisir de l’enjeu d’accompagnement au changement et aider à la définition de valeurs communes, en cheminant collectivement vers la création d’un nouvel espace symbolique.

Pour agir sur les transformations du cadre de vie, l’expression de la parole habitante prend plusieurs formes à Château-Thierry et l’équipe municipale va au contact des habitants au quotidien (tout en explicitant les décisions politiques à travers sa page Facebook). Pour autant, il n’existe pas réellement de procédure locale pour faire émerger une vision collectivement partagée. Il pourrait ainsi être intéressant de questionner la valorisation d’une/des ressource(s) locale(s) à travers un cluster associant industrie-enseignement-recherche-culture. Par exemple, les matériaux biosourcés peuvent constituer une ressource sur laquelle miser, étant déjà valorisée à U1 à travers l’association Globe21. Le territoire s’engage en partie dans cette direction en développant la filière énergétique via la bio-économie circulaire. La Direction Départementale Territoriale de l’Aisne mène une réflexion avec la Préfecture afin d’utiliser des matériaux biosourcés pour la rénovation des bâtiments. Il s’agirait de s’appuyer sur une agriculture locale à adapter, de développer la recherche et l’industrie sur la valorisation des végétaux (en lien au pôle IAR de la bioéconomie à Reims), de former les entreprises de la construction à l’utilisation de ces matériaux et de créer de nouveaux usages.

Ce projet revient à développer une vraie stratégie globale, avec un écosystème d’acteurs ancrés dans les enjeux liés à la transition soutenable. Une transformation multi-scalaire est alors nécessaire au niveau de l’ensemble des systèmes (technologique, politique, économique et social) pour planifier le développement local de façon cohérente. Un nouveau cadre, régulateur, sera à créer, ainsi qu’un récit collectif et partagé pour stabiliser le changement dans la durée. Le monde culturel pourrait se saisir de l’enjeu d’accompagnement au changement et aider à la définition de valeurs communes, en cheminant collectivement vers la création d’un nouvel espace symbolique.


FLORIDA, R. (2002), The Rise of the Creative Class, New-York, Basic Book
FRASER, N. (2001), « Repenser la sphère publique : une contribution à la critique de la démocratie telle qu’elle existe réellement », Hermès, 31, pp. 125-156 (trad. M. Valenta)
JAILLET-ROMAN, M.-C. (2005), « La mixité sociale : une chimère ? Son impact dans les politiques urbaines », Informations sociales, 123-3, pp. 98-105
LEVINE, M. (2004), « La classe créative et la prospérité urbaine : mythes et réalités », Villes Régions Monde, Montréal, 20 mai
SEDA (2017), Étude préalable à l’appel à projet FISAC. Opération collective urbain, Rapport, Château-Thierry

Pour citer cet article

Florian Guérin, « Quand la culture fait ville », Revue Sur-Mesure [En ligne], mis en ligne le 04/05/2026, URL : https://www.revuesurmesure.fr/contributions/quand-la-culture-fait-ville-2